Faites un mouvement en souplesse, oui, comme ça. Dans quelques secondes, vous vous trouverez mieux, pour vous il n’y a que le soir qui compte.
Vous regardez de grands spectacles, dévalisant les après-guerres. C’est qu’après tout, il n’y a plus que le bon temps pour les loisirs.
Demain vous aurez un biscuit, c’est pourtant maintenant que vous le méritez.
Ne vous trouvez pas mal, haut dans le ciel, n’écoutez plus, pensez à l’illusion, c’est plus direct, ça nous amuse. Et c’est fluorescent n’est ce pas !
Je vous propose donc de mettre des briques, les unes après les autres, des briques d’illusion pour faire un château de ce propos.
Racontez leur ce que vous voudrez en commençant par la pertinence car on se fout de savoir si oui ou non le héros va mourir à la fin.
Imaginez donc les mers d’incertitudes que nous rappel cette insoutenable relativité.
Ici point de mer.

Ici, dans l’ombre, Elisa s’hallucine ou s’illusionne. A voir son visage, on penserait la fin du monde toute douce, qui coule entre son index et son clitoris.
Elle s’embrase d’image d’hommes honteux, sous leur casquette, de jeunes Stanislas se frottent à elle, elle n’a plus de salive pour sucer, juste la sensation secouante, cruel en plus, d’être laissé pour compte dans un jeu de spasmes intimes.
J’aimerais qu’on la voit tous se tortiller ainsi. On pourrait lui avouer nos regrets, la grande machine qui nous frictionne aussi, mais ça ne se fait pas.
Son esprit se construira alors dans l’amertume, comme toujours, elle portera sur son cœur le poids de ses détours.
Elle noircira des pages de ces cahiers ridicules, en perdra l’avale, ne se relisant plus.
J’aurais vraiment voulu, aux moments opportuns, la serrer plus fort que le phantasme le permet, dans ces criantes émotions, l’empêcher d’abord de croire aux démons.
Mais tout ça prendra fin le jour où, d’une voix effondrée, KO sans images, elle murmura, à poil sur la banquette d’une Honda, « Je t’aime, ne me quitte pas. »

Envoyez des lettres d’amour à la jeunesse, privez-la de solitude et surtout, ne lui faite pas part de vos premières expériences, elles sont trop tristes.

Igor au ministère de la jeunesse euthanasiée.