Je cherche l’intrigue… Peut-être qu’elle se trouve dans ma poche ! Je veux en rire.
Tout à commencé le jour où j’ai compris qu’il se tramait quelque chose de louche… j’ai vraiment voulu savoir ce qui se passait ici… enfin autour de moi quoi… mais maintenant je veux en rire.
Je crois que rire de choses importantes, comme la mort par exemple, est une manière de se masquer… d’oublier le poids du monde.
Bien sur on ne peut pas rire de tout non plus, je me rappelle un ami qui adorait rire de l’holocauste… enfin… je crois que je m’égare.
Non ce que je veux réellement trouver c’est l’importance des choses ou plutôt, comment dire d’une chose qu’elle est plus importante qu’une autre. En fait, je ne sais pas si le rire est utile à cette démarche.
Si je veux ça, c’est surtout pour connaître mes objectifs, en évaluer la distance et ne pas me perdre dans des sentiers qui ne mènent nul part.
Je crois que le but de la vie est justement de rejoindre ses objectifs… mais comment les connaître, n’y a t’il pas des livres ou des guides ?
Certain croient en dieux mais pour beaucoup d’autre, dieux n’a pas survécu à la science. Celle-ci nous apprend que nous somme un tas de molécules, rien d’exceptionnel en somme, et que notre seul but est la survie de l’espèce. Mais dans ce cas, je ne sers à rien ! Je suis stérile voyez-vous et ma seule manière de contribuer à la survie de l’espèce humaine est de boucher les bouteilles de limonade, j’en ai d’ailleurs fait mon métier.
Je cherche l’intrigue, il y a une réponse à tout ça, je veux en rire…

Quand j’étais enfant, je ne voulais pas d’un maître, mes amis, à l’école, me parlaient sans cesse de celui qu’ils avaient trouvé. Au début, je leur disais que c’était stupide, voire dangereux, de s’accouder ainsi au possessif. Pour moi, il était clair que le fait d’être dominé était un aveu d’impuissance et je ne voyais dans la face du maître que celle du général conduisant inlassablement ses troupes à la mort.

Notre situation à tous n’est donc pas évidente, c’est pourquoi je vous demande si vous n’avez pas un plan précis, avec des côtes et des règles strictes. Cela nous éviterait de nous perdre parfois…
Je me réjouis de votre réponse et je resterais sage jusqu’à ce qu’elle me soit parvenue, merci pour tout.

Charles Lamier au service de l’urbanisme spirituel