L’éducation sexuelle de ses propres enfants est une chose difficile. J’ai estimé, à l’époque où Adolphe n’avait que neuf ans, qu’il était meilleur pour lui de ne plus se baigner avec sa sœur…
Enfin vous savez… deux corps… même si jeunes.
Un jour j’ai vu qu’il était légèrement ému en sortant du bain. Ho, il ne devait même pas s’en rendre compte mais moi j’ai soudain réalisé qu’il devenait un homme. Je ne savais pas quoi faire, j’ai voulu chercher de l’aide auprès de mon Mari et je me suis rendue compte que je n’en avais pas, enfin plus pour le moment… en fait, j’étais seule face à l’éducation sexuelle de mon fils !
Alors j’ai pris les choses en main, nous sommes allés voir un pédopsychiatre, je voulais qu’il nous aide à mieux communiquer ensemble, je voulais que mon fils me dise tout ce qu’il ressentait, comme avant.
Au bout d’un certain temps, la thérapie a fait son effet et lors d’un déjeuner en tête-à-tête avec mon fils, celui-ci s’est mis à me poser des questions sur la sexualité. Nous étions d’abords un peu gênés mais très vite, nous nous sommes mis à rire et j’ai commencé à lui raconter mes premières aventures.

Je pense que ça l’a aidé car quelques jours plus tard, il est revenu à la maison avec une jeune fille. J’aurais du être heureuse mais bizarrement, cette fille me déplaisait. Elle était sèche et petite, je savais que mon fils méritait mieux. Pendant la nuit, j’ai pu entendre ses cris, elle avait un timbre horrible, agaçant et stupide. Je n’ai pu m’empêcher de taper contre le mur pour qu’elle cesse.
Le lendemain matin, après que cette peste soit partie, mon fils m’a demandé ce que je pensais de sa nouvelle copine, je ne lui ai rien caché, il m’a écouté attentivement et quand j’en eu fini, il m’a tendrement enlacé.
Il promenait ses mains dans mon dos, je sentais toute sa chaleur et il m’a dit qu’il m’aimait. Je ne m’attendais pas à ça, je ne portais qu’un peignoir et en se reculant, il a défait mon cordon, il a dégagé mes épaules et mon peignoir a chu sur le sol sans que je puisse amorcer mes défenses. Il s’est ensuite jeté sur moi, je n’ai rien pu faire, je voulais lui dire « non », le taper mais c’est mon fils après tout.

Depuis cet événement, il me viole quotidiennement. Je n’ose plus sortir, je ne peux parler à personne. J’ai voulu vous écrire pour me délester, je ne sais pas combien de jours je tiendrais encore mais il fallait que je fasse quelque chose. Il est d’utilité publique que vous ne vous occupiez pas des affaires concernant la famille, celle-ci étant la garante des valeurs de notre société. Mais si vous aviez une seule idée pour empêcher cette histoire de mal finir, veuillez me la faire connaître. Merci.

Fabienne Ekhbart au consulat féminin